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PIERROT MEN

PIERROT MEN

Pierrot Men est né en 1954 à Madagascar. En 1968 à Fianarantsoa, il commence à travailler dans un magasin photo.

Il réalise alors ses premiers reportages: baptème, mariage, matchs de foot, retournement de morts. Durant les années 1970, il se consacre à la peinture, activité qu’il considère encore aujourd’hui comme fondatrice de son engagement dans la photographie.

En 1985, Pierrot Men débute sa carrière professionnelle lorsqu’il est invité par le doyen de la photographie malgache Dany Be à un premier collectif puis à une exposition au centre culturel français Albert Camus à Tananarive. Pierrot Men participe alors à ce mouvement général des années 1990 où l’Occident prend conscience que l’Afrique doit être avant tout photographiée par des artistes africains. En 1994, le photographe Bernard Decamps l’invite à la première rencontre africaine de la photographie à Bamako puis réalise avec lui le livre Les gens de Tana salué par la critique. Pierrot Men découvre les livres de Robert Doisneau et Sebastião Salgado. Cette rencontre avec l’art de la proximité provoque chez lui un véritable choc esthétique.

En 1994, il participe à Djibouti à l’exposition Regards croisés initiée par le centre culturel français Arthur Rimbaud. La même année, il est invité à l’artothèque de La Réunion pour un livre avec Philippe Gaubert À l’intérieur d’à côté. Durant ce séjour, Pierrot Men nous révèle un monde sensible loin de la fureur et du bruit. En 2011, les éditions de l’oeil édite Chroniques malgaches qui présente un choix d’une centaine de photographies réalisées entre 1988 et 2010.

PIERROT MEN

Pierrot Men
Le tableau, Andrambovato
2004

PIERROT MEN

Pierrot Men
Parure Malagasy, Fianarantso
2020

PIERROT MEN

Pierrot Men
Fillette à la capuche, Ambositra
2015

PIERROT MEN

Pierrot Men
L’arbre généalogique de la région Androy
2008

PIERROT MEN

Pierrot Men
Miroir de l’âme, Manakara
2011

PIERROT MEN

Pierrot Men
Bouilles à becs, Befeta
1995

NICOL M’COUEZOU

NICOL M’COUEZOU

Né en 1957 à la Réunion
Vit à la Réunion
Passionné de photographie, mon histoire a commencé très tôt à l’âge de 10 ans.
Cette passion vient d’une dame photographe de mon quartier qui suscitait ma curiosité, mon envie et qui a certainement influencé mes parents qui me firent la surprise un 25 décembre avec mon premier appareil de photo un Instamatic kodak.
La deuxième phase de l’histoire se situe au lycée en activités socio-éducatives pour arriver à la troisième dans le début des années 80 avec l’atelier de photographie de la MJC de Saint-Benoit et un directeur également passionné de photographie qui m’initia véritablement à la prise de vue, au tirage N/B et couleur.
La suite allait décider de ma carrière professionnelle dans le monde de l’animation culturelle avec un perfectionnement au Centre Régional de Formation à l’Animation (CREFA) de la Réunion ancêtre du CREPS-Réunion en option technique dans le cadre du DEFA (Diplôme d’Etat aux Fonctions de l’Animation).
Depuis épisodiquement quand le temps me le permet, je me focalise sur un sujet.
A PROPOS DES PORTES…
S’il y a un sujet qui me passionne plus que d’autres, c’est celui lié à la quête identitaire, humaine, qui non seulement permet de se connaître mais également d’aller à la rencontre de l’autre. Apprendre a se découvrir est tres complexe et en même temps un tres grand plaisir.
C’est cette quête qui m’a amené au Mozambique à la recherche de quelque chose dont j’ignorais ce que cela pourrait être et qui pourtant par un effet indéfinissable m’a rattaché à cette terre. J’avais franchi une Porte dont je sentais qu’elle n’allait pas se refermer de sitôt en tous les cas tant qu’elle ne m’aurait pas révélée sa face cachée. Tel le mirroir qui ne révèle que l’apparence physique (…)
« Portes du visible, Portes de l’invisible » est une série d’images réalisée à « l’Ilha de Moçambique » lors d’un de ces voyages qui vous questionnent et vous emportent. D’autres contrées ont été visitées mais celle-là reste dans le domaine de l’exception. L’aventure n’est pas terminée…

NICOL M'COUEZOU

Nicol M’Couezou
Prison
Série Portes du visible et Portes de l’invisible
2007

NICOL M'COUEZOU

Nicol M’Couezou
Mozambique
2012

NICOL M'COUEZOU

Nicol M’Couezou
Danse traditionnelle makoa
2007

ALI AHMED MAHAMOUD

ALI AHMED MAHAMOUD

Ali Ahmed Mahamoud est né à Moroni Grande Comores où il vit et travaille. Il grandit dans une famille où la photographie est une pratique courante. Toutefois c’est seulement en 2008 qu’il achète son premier boitier un Nikon D90 avant d’acquérir le 5DMarkIII de Canon.
Ali Ahmed Mahamoud travaille alors comme volontaire des Nations-Unies au sein des quatre parcs nationaux des Comores. Ces missions de surveillance le conduisent à découvrir de nombreux paysages et des monuments historiques. Ses premiers reportages concernent le patrimoine de la médina de Moroni, chef-d’œuvre d’architecture islamique.

Préférant capter la vie quotidienne des ruelles étroites dans les entrailles de ce labyrinthe son style s’affirme peu à peu. En 2017, ses images d’ombres et de lumières séduisent les professionnels, il est lauréat du concours Regards Croisés organisé par l’iconothèque de l’océan Indien. Cinq de ses photos sont sélectionnées par le Lens Culture Black & White Awards Photography en 2018.

C’est à partir de cette époque qu’il se consacre exclusivement aux cérémonies traditionnelles qui ponctuent la vie comorienne : Sounds of Wedding acquis par le National China Silk Museum de Hanghzou lui octroie une notoriété internationale en Chine, mais aussi en Inde et à La Réunion. Après avoir réalisé un documentaire sur Elamine Housseine, un des premiers photographes professionnels des Comores dans les années 1960, Ali Ahmed Mahamoud décide de créer une association pour la promotion des arts visuels et réalise des shootings lors la première Fashion Week des Comores en immersion dans Moroni au cœur de la population.

ALI AHMED MAHAMOUD

Ali Ahmed Mahamoud
Sounds of Street
2016

ALI AHMED MAHAMOUD

Ali Ahmed Mahamoud
Forgotten Life
2012

ALI AHMED MAHAMOUD

Ali Ahmed Mahamoud
Sounds of Wedding
2017

ALI AHMED MAHAMOUD

Ali Ahmed Mahamoud
Innocence
2016

MARIE LANFROY

MARIE LANFROY

Marie Lanfroy est née à La Réunion en 1990. Après une enfance et une adolescence à l’étranger, elle retrouve son île natale en 2008. En 2011 elle intègre l’École Supérieure d’Art de La Réunion. Durant cinq années elle développe notamment un travail photographique. En juin 2016, elle obtient son master d’art (DNSEP) avec les félicitations du jury et réalise sa toute première exposition collective, Distorsion. Suivront deux expositions intitulées : Cérémonies à la Saga du Rhum et Circulation partagée entre le Téat Champ Fleuri et la Galerie TERLA à Saint-Denis.

Pendant ses études, Marie crée en 2012, le groupe Saodaj’, une formation musicale qu’elle définit comme étant du maloya nomade, où elle écrit, compose, chante et joue en utilisant des instruments traditionnels avec cinq autres musiciens. Parallèlement Marie Lanfroy utilise la photographie comme un prétexte à la rencontre, cherchant à exprimer la part de créativité de ses modèles par des mises en scène participatives qu’elle baptise Cérémonies.

Tout l’enjeu réside dans cette nécessité impérieuse de susciter un espace de liberté où l’expression des sentiments occupe une place essentielle.

Et si tu pouvais créer un personnage, qu’incarnerais-tu ? C’est au fil de cette interrogation récurrente que s’élabore tout le développement créatif issu de cette rencontre. Au delà de ce vis à vis intime entre l’artiste et son modèle s’ouvre une improvisation proche du rituel et de l’exorcisation des peines. Cette démarche performative entre dans un processus que l’artiste définit comme étant une réconciliation avec sa propre espèce dans une quête d’émerveillement.

MARIE LANFROY

Marie Lanfroy
Ann O’Aro
2014

MARIE LANFROY

Marie Lanfroy
Guillaume et Marine
2014

KARL KUGEL

KARL KUGEL

Karl Kugel est né en 1957 à Paris, vit à La Réunion depuis le début des années 1990.

Lauréat de plusieurs prix : Dotation « Médicis hors les murs » pour un projet en Chine, le prix « Phénix » de sociophotographie pour son travail sur le péri urbain de Cologne, le Prix Air France / Ville de Paris.

Après avoir été en diffusion à l’agence VU, il cofonde le group BKL qui réalise à La Réunion, dans le cadre d’une commande publique, le projet Entre mythologies et pratiques entre 1990 et 1994 dont il est le coordinateur.

Il effectue de nombreux séjours en Chine et le commissariat de l’exposition La Chine vue par les photographes chinois, créée pour les Rencontres de la photographie d’Arles, scénariste et coréalisateur du film Chine, vues intérieures. Commissaire de l’exposition Saudade de l’espoir consacrée à la photographie mozambicaine et de David Goldblatt, about VALUES au Musée Léon Dierx de La Réunion, première exposition de l’artiste sud-africain en France. Son travail concerne la photographie documentaire et d’auteur et ses modes de monstration, notamment à travers le concept de « mise en vue ».

Il travaille sur les liens immatériels, entre La Réunion et l’océan Indien, crée Le jardin de la mémoire sur l’Île du Mozambique, dans le cadre du programme UNESCO de La route de l’esclave. Posant des ponts entre création visuelle et pratiques vivantes, Karl Kugel réalise des projets comme : Récits des corps (1997-2002), Camp Calixte (2003), Service Makwalé (2002-2005), Et les engins vont Retourner la terre (2004), Contre-Feu(x) (2014), Le Ron Baobab (2016), Le ron du Ker saignant (2019).

KARL KUGEL

Karl Kugel
Danseur makwa
Nampula, Nord du Mozambique, 1998

KARL KUGEL

Karl Kugel
Le petit marin
Rivière des Galets, Le Port, 1993

KARL KUGEL

Karl Kugel
Moringeur
Quartier camp Villèle, Saint-Paul, 1998

KARL KUGEL

Karl Kugel
Morengy, combattant
dans les environs d’Ambilobé
Madagascar, 1998

KARL KUGEL

Karl Kugel
Le suaire de sueur
Club de boxe française, Rivière des Galets, Le Port, 1993

THIERRY FONTAINE

THIERRY FONTAINE

Thierry Fontaine est né à La Réunion en 1969, diplômé de l’école supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, pensionnaire à la villa Médicis Académie de France à Rome en 2000, il a bénéficié d’une exposition monographique au Centre Pompidou en octobre 2015. Il est représenté à Paris par la galerie Les Filles du Calvaire et enseigne depuis 2020 à l’école supérieure d’art de La Réunion.

Ses travaux de sculptures nous sont donnés à voir uniquement par la photographie. Comme le souligne la critique d’art Dominique Abensour : « insolites et souvent énigmatiques, ses images révèlent de curieuses réalités dont le sens est suspendu » (…) « il cherche à transmettre une expérience de la diversité du monde et de l’échange entre des registres éclectiques parfois contradictoires ».

L’exposition Parcours photographique présente deux oeuvres de l’artiste. Cadrage serré à la verticale sans aucune perspective, Le butin bleu, 2015, se situe sur un quai humide, une chemise bleue gorgée d’eau de mer accueille sous le soleil une cinquantaine de sardines aussi luisantes que dorées. Image simple et paradoxale, univers modeste de béton usé, une chemisette de pêcheur et cette capture miraculeuse. Nous restons aussi étonnés que les disciples sur le lac de Tibériade et les images d’Epinal de nos livres de catéchèse.

La longue traversée, 2005, scène urbaine, un sol minéral composé de larges pavages de granit récemment arrosé accueille deux souliers masculins. Le cuir brun est planté d’aiguilles d’oursins ébène. Télescopage géographiquement insolite : « J’aime opérer des déplacements d’objets qui entrainent une rencontre qui, elle-même, provoque un échange ».

THIERRY FONTAINE

Thierry Fontaine
La longue traversée
2005

THIERRY FONTAINE

Thierry Fontaine
Le butin bleu
2015

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