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Le faire-part de naissance de la ville aurait pu être ainsi libellé, en ce 22 avril 1895 : « La mer océan Indien et le port Pointe-des-Galets font part de la naissance de leur petite ville, baptisée « Le Port », 1.660 hectares pour 2.000 habitants ».
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Les pionniers du désert
L’histoire commence en 1879, au cœur de l’océan Indien, sur la côte nord-ouest de l’île de La Réunion. 8.000 ouvriers construisent le port de commerce et le chemin de fer. Forgerons, maçons, chaudronniers ou charpentiers trouvent là un emploi grâce à ces travaux qui dureront sept ans. Mythiques « pionniers du désert », ils sont les premiers habitants de la Pointe-des-Galets. Leur décor quotidien : grand bleu d’un côté et de l’autre, savane criblée de galets et d’épineux où poussent des paillotes agglutinées en bordure du gigantesque chantier de creusement des bassins.
Le Port : la ville des ports
Autour des docks, la ville, irriguée par le chemin de fer, cristallise un vécu unique dans l’île : cité ouvrière nourrie de luttes sociales, tissée de liens de solidarité, forgée sur une conscience syndicale et politique puissante. Seule ville portuaire de La Réunion, la commune du Port, créée le 22 avril 1895, est l'une des plus jeunes de l'île. Elle est aussi la plus petite avec une superficie de 1.660 hectares. C'est pourtant sur ce territoire que sont implantées les deux seules unités industrialo-portuaires de commerce de l'île : le port de la Pointe-des-Galets et le nouveau port.
Le port historique de la Pointe-des-Galets
Il regroupe notamment un port de plaisance (474 anneaux), un port de pêche industrielle, la marine nationale et des activités de vrac. Le port de la Pointe-des-Galets joue un rôle de premier plan dans la vie de l’île pendant un siècle, jusqu’en 1986 lorsque le nouveau port entre en service. Aujourd’hui, il fait l’objet du programme de reconversion « Ville et port, la ville est port », qui permet de recréer des liens entre la ville et ces docks historiques dont elle est la légitime héritière.
Le nouveau port
Il est inauguré en 1986 à l’issue du second plus grand chantier portuaire français des années 80. 3ème port français pour le volume de conteneurs traité, ce complexe industrialo-portuaire moderne est notamment équipé de 1.020m de quais et de quatre portiques pour transborder les conteneurs.
« Ville et port, la ville est port »
130 ans après l’épopée des pionniers de désert, 123 ans après l’inauguration du port de la Pointe-des-Galets, 114 ans après la naissance de la commune de « Le Port », 46 ans après la disparition du chemin de fer, 39 ans après l’ultime escale des Messageries Maritimes, 23 ans après la mise en service du nouveau port, la saga portoise continue par la reconquête de la façade maritime. Les activités portuaires ayant été pour l’essentiel transférées vers le nouveau port, il s’agit aujourd’hui de créer, dans le décor exceptionnel du port historique de la Pointe-des-Galets, des espaces inédits d’urbanisation, de loisirs et d’activités. Le programme « Ville et port, la ville est port » œuvre dans ce sens. Pour une osmose entre ville et port. Pour que toute la ville regarde vers la mer.
Le Port, porte de l’île ouverte sur le monde
Porte de l’île ouverte sur le monde par laquelle transite la majeure partie des marchandises, la Ville du Port affirme sa vocation de plate-forme naturelle d’échanges à travers une coopération active avec les pays proches. Les relations nouées depuis plus d’une décennie avec Madagascar (Tamatave), Maurice (Port-Louis), le Mozambique (Quelimane) ou plus récemment l’Afrique du Sud (Durban) contribuent à renforcer une culture indianocéanique qui se concrétise notamment par la création de l’observatoire des villes portuaires du sud-ouest de l’océan Indien, sous l’égide de l’Association Internationale Villes et Ports (AIVP).
Le Port, une ville à vivre
Au fil du temps, la cité maritime a valorisé son patrimoine et ainsi préservé son âme. Elle a aussi expérimenté une architecture originale. Ici, les petites cases traditionnelles aux façades colorées rivalisent avec les nouveaux édifices. Cette approche de l’urbanisation est le fruit d’une réflexion menée de longue date pour faire du Port une ville de caractère avec un habitat respectueux des pratiques populaires, des espaces verts, des services publics de proximité, un pôle de santé reconnu et des équipements visant à l’épanouissement du citoyen. Depuis des décennies, le paysage urbain s’étoffe d’un réseau de lieux et d’outils voués au sport, à la création artistique, à la formation, à la recherche : médiathèque, complexe sportif, piscine, parc boisé, centre culturel, école supérieure des Beaux-Arts, école d’Architecture, scène de musiques actuelles, insectarium, base nautique, halle des manifestations, galeries d’exposition, théâtre, etc. Grâce à ces équipements, dont certains sont uniques sur l’île, la Ville du Port développe et soutient des manifestations d’envergure internationale liées à l’image, à l’expression artistique, à l’artisanat d’art, au développement durable ou à l’innovation.
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Le Port, ville solaire
A l’heure où les exigences environnementales se posent à l’échelle du village planétaire, la Ville du Port s’inscrit dans une démarche volontariste avec notamment le programme de développement durable : « Le Port, ville solaire ». Il s’agit là de privilégier les énergies renouvelables, en l’occurrence le solaire, afin de tendre vers l’autonomie énergétique. Un urbanisme raisonné, avec logements ventilés et protégés du soleil, œuvre dans le sens de ce développement. Dans le même temps la ville a opté pour un tourisme vert : politique en faveur du vélo, visite de fermes solaires, d’usines de recyclage, de pépinières, d’espaces verts, etc. La création de récifs artificiels sur le littoral ouest ou encore une charte de protection d’oiseaux endémiques complètent cette démarche globale qui s’inscrit dans le cadre d’un vaste mouvement en faveur de la Terre, pour que celle-ci ne devienne pas « le probable paradis perdu » annoncé par le poète espagnol Federico Garcia Lorca.
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In linvitasion po fé viv la vil in ot manièr Lo 22 avril 1895, noré pi mark desi férpar pou la néssanse la vil : Loséan Indien, èk le port la Pointe-des-Galets, lé kontan anonse azot la néssanse zot pti vil i apèl « Le Port », 1660 Zéktar, èk 2000 Portoi.
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Bann premié pionié dann dézér
Listoir i komanse lané 1879, dann milié Loséan Indien, desi la kote Ouèst Lil La Rényon. 8000 zouvrié la konstrui le Port èk le shemin d’fèr. Forzron-aou, shodronié-aou, sharpantié-aou la guingne in travay pou 7 an ! Bann kador pionié-la même, premié zabitan la Pointe-des-Galets. Koulèr ble zika lorizon in koté, koulér la savane plin galé sanm zépinar l’ot koté. Ek in bonpé ti kaz an pay i kost-kost ansanm, toutotour le bassin l’apré kontrui.
Le Port : la vil plizir por
La vil (le shemin d’fèr i nouri) la konstrui otour bann dok, in listoir i trouv rienk dann Port même : in vil ouvrièr le droi sossial la fé poussé, la solidarité la fé grandi, in gran konsianse sindikal, politik, la donn la forse. La komine Le Port, le sèl vil portuèr La Rényon, lé prèske le pli zène vil : li lé né le 22 avril 1895. Li-mèm le pli pti vil : 1660 zéktar. Kann mèm sa, la-mèm néna le 2 gran por d’komérse La Rényon : le por la Pointe-des-Galets ek le nouvo por.
L’ansien por la Pointe-des-Galets
Li regroupe in por d’plézanse (474 zargano), in por pou bato la pèsh (indistrièl), in por la marine de guèr, in por pou le vrak. In sièk, depi 1886 ziska 1986 (la date la konstriksion bann nouvo bassin) si lavé poin le por la Pointe-des-Galets, La Rényon noré pa guingn viv konm i fo . Zordi na in programe pou fé shanz le por-la : « La vil èk le por, la vil sé le por ». Programe-la i reamar la vil èk le bann premié dock, sak la kréé ali.
Le nouvo por
La inogur ali an 1986. Li tonb : dézièm pli gran por la konstrui an France dann zané 80 ; troizièm por fransé pou la kantité konténèr. Son bann ké i fé 1020 m longuèr, li néna 4 portik pou soulèv konténèr.
« La vil èk le por, la vil sé le por »
130 an apré bann promié pionié, 123 an apré linoguration le por la Pointe-des-Galets, 114 an apré la nésanse la komine “Le Port“, 46 an apré la fèrmtir shemin d’ fèr, 39 an apré le dérnié bato Messageries Maritimes, 23 an apré louvèrtir le nouvo por, listoir le Port i kontinié : li retrouv son fron d’mér. In foi la fine transfér le trafik le pli prinsipal pou le nouvo por, zordi, i fo ardone in ot koulèr le premié por la Pointe-des-Galets : i fo modérniz la vil, son bann loizir, son bann nouvo zaktivité. Le programe « La vil èk le por, la vil sé le por » i travay pou sa, pou k la vil èk le por i marsh min dan la min. Konmsa toute la vil i argarde dann diréksion la mèr.
Le Port, in porte La Rényon i rouvér dessi le Monde antié
La vil le Port, in porte rouvér dessi le Monde antié : la plipar marshandiz i passe par la, i amonte zour-an-zour son vokassion gran plasse komérsial, gran plasse kiltirèl, gran plasse pou bann zéshanj èk toute péi dann voizinaz. Toute kalité lalianse la fine kréé depi plus 10 z’an èk Madagascar (Tamatave), Maurice (Port-Louis), Mozambique (Quelimane), sansa, la poin lontan, èk l’Afrique du Sud (Durban) i donn ankor plis la forse in kiltir Loséan Indien – in kiltir i komanse égzisté sirtou èk la kréassion Lobsérvatoir bann vil portuèr Sud-Ouèst Loséan Indien, grasse le parénaz lassossiassion Intérnational bann Vil èk bann Port (Association Internationale Villes et Ports : AIVP).
Le Port, in vil pou viv
Firmezir, nout « cité maritime » la donn la valèr son patrimoine, la protèz son lidantité. Li la invante in larshitéktir orizinal. Dan la vil Le Port mèm, in bann tikaz lontan, èk zot devantir toute koulèr, i tienbo séktèr devan bann nouvo gran batiman. La maniér konstrui la vil-la, sa le rézilta in bon pé séanse travay la méri la fé pou k Le Port i devien in vil èk son pérsonalité, in vil i réspèkt bann manièrviv son pèp, i réspèkt son bann zardin piblik, son bann sérvisse proksimité/“Proximité“, son bann klinik modérne, toute son bann zékipman pou fé épanoui demoun. Depi in bon koupe de tan, Le Port la konstrui in bon pé zékipman : médiatèk-aou, térin le spor-aou, pissine, Sant Kiltirèl, Lékol « Beaux-Arts », Lékol Larshitéktir, Kabardock, Linséktaryom, Base Nautique, « Halle des manifestations », téate, d’ot ankor. Gras/grâce toute bann zékipman-la (défoi i trouv sa rienk la-mèm) la vil Le Port i dévlope, i soutien bann gran maniféstassion intérnasional i konsérne « l’image », léspression artistik, lartizana artistik, le dévlopman dirab, « l’innovation ».
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Le Port, in vil i ansérv solèy
Zordi, nout planète lé mayé dann in bon pé problème lanvironeman . Pou samèm la Vil Le Port la désside mèt in gran volonté dann in programme dévlopman dirab : « Le Port, ville solaire ». Sa i vé dir donn la priorité bann zénérzi i renouvèl – pou Le Port : lénérzi lo solèy. Konmsa la vil i débrouy ali par li-même. Pou alé dann dirèksion-la, la shoizi in larshitéktir bien kalkilé po anprofite le pti briz, pou anpar bien solèy. An mèm tan la vil i ankouraz in tourism-la-natir, an vélo si posib, pou alé vizite : bann férme i ansérv solèy, bann lizine resiklaz, bann pépiniér, bann jardin piblik. La kréasion résif artifisièl desi la kote Ouèst, la sharte pou protèz bann zoizo andémik, i konplète la politik la vil. Politik-la i rant an gran dann in mouvman pou sov la Planète, pou pa k’li tonm konm « in paradi somanké lé kapab n’i pérde » konm di le gran poète éspagnol : Federico Garcia Lorca.
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Jean-Yves Langenier Maire du Port
Ile de la Réunion
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